close

Maître Feng

À l’époque pré-dynastique où personne ne prêtait guère

attention aux dires de ce dingue de Dang Yoya

élève du fils de l’oracle,

Relatés dans cette fable ;

 

Ma légende raconte l’histoire d’un messager au Cœur tendre.

Jamais au grand jamais mon maître, ses frères d’arme le trahirai

Fiers guerriers de la période combattante.

 

Il ne resta plus que la montagne ce jour

Où sous une lune de l’Est,

il naquit dans un silence

 

éloquent, presque audible

tel la sagesse immobile

immuable à travers les temps.

 

Les voix qu’elle entendais lui murmuraient de l’appeler Feng.

Après avoir mis Bât, c’est l’oracle cette nuit-là qui décède.

 

On dit que la foi en ce maître qui,

N’eut jamais eu dû faire face à une défaite cuisante,

rendait inefficace

les armes à feu face

à une foule rebelle,

qui déboule et qui fièrement, poussant son cri de guerre,

terrasse l’adversaire,

qu’elle piétine allégrement.

 

Cet enfant pourrai être l’heureux présage qu’on attendait.

Mais

Maman fut la première victime de Feng le nouveau-né !

Dang ;

Missionné par l’empire à traverser les pires sévices

Les dires des passants

Firent des dégâts fracassants sur le courage des gars

Éviscérés plus tard

par un sabre japonais dont la lame aiguisée se fait

porteuse du salue de leurs pauvres âmes égarées dans la brume,

présente en ce temps-là dans la forêts de Sequoia

de la vallée de Feng où fut entrainé Dang Yoya.

 

La montagne est son domaine favoris

Il l’escalade puis la tient à bout de bras

Ses forces il décuple lorsque

Dos au soleil son ombre lui sourit.

 

Cette méditation lui rend au centuple

Les prairies sont autant de chants de flûte

Pour son esprit impatient à mener sa lutte.

 

Ainsi s’achève, lorsque porté par le vent,

Ce récit fabuleux rapporté à travers les temps

Devint le grand chêne que le petit gland fit naître

Dont la sève, servit à nourrir maître Dang.

 

 

 

 

 

 

Auteur : Etienne Leriche

Écrit le : 09/01/2016
Une prose à propos d'un de mes univers favoris : celui des samouraïs du japon féodal.

Il n'y a pas de commentaire actuellement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *